Moins nombreux que dans les années 1950, lorsque l'ancien MNATP a procédé à d’importants dépôts à l'occasion de la création de musées régionaux (musée de Bretagne de Rennes, musée basque de Bayonne) ou thématiques (musée du vin de Beaune), les dépôts restent une source ponctuelle d’enrichissement des collections. Le dépôt permet également d’effectuer un regroupement cohérent de collections comme au musée des automates de Souillac ou au musée de la marionnette à Lyon. Il permet également de valoriser les collections nationales.
Les musées qui reçoivent les oeuvres signent une convention assortie de conditions portant sur l’obligation de présentation des objets au public, et sur la garantie des normes de conservation et de sécurité. L’établissement d’accueil assure la gestion d'une œuvre déposée, cependant toute modification la concernant – sa restauration, son prêt – doit recevoir l’assentiment du propriétaire.
Le MuCEM procède depuis 1998 au récolement des 18.625 œuvres, déposées depuis 1949, dans près de 120 musées. Ce travail a pour but de vérifier la présence effective des œuvres inscrites sur les inventaires et leur intégrité.
Après un essoufflement dans les années 1970, les dépôts connaissent aujourd'hui un nouvel intérêt. 89 œuvres ont ainsi été déposées depuis 2005 comme par exemple le sujet de manège de Bayol présenté dans le parcours historique du musée des Beaux-Arts d’Angers.
La circulaire relative à la politique et à la gestion des dépôts des musées nationaux du 13 mars 2007 rappelle que les musées nationaux se doivent d’être des acteurs dynamiques de la politique d’aménagement du territoire. La politique de dépôts du MuCEM est une preuve de dynamisme et de sa volonté d’établir un partenariat avec les régions.
Pour toute demande, contacter Sabrina Paumier (régie des oeuvres du MuCEM)
Sabrina Paumier