Le dépoussiérage-nettoyage
Le dépoussiérage vise l'élimination des causes externes d'infestation d'origine biologique et de dégradations physico-chimiques. Dans le cadre du chantier, le but des ces interventions est sanitaire et préventif. Des opérations de consolidation peuvent être envisagées, en accord avec le conservateur responsable du chantier, de manière ponctuelle. L'équipe de nettoyage-consolidation est également chargée de mesurer et peser chaque objet, complétant ainsi la base de gestion des collections. Enfin, c'est lors de cette étape qu'est déterminé sur quel type de mobilier devra être rangé l'objet dans le futur centre de conservation, en fonction de son poids et de son encombrement. Lorsque l'objet sort de la salle « dépoussiérage », la base est renseignée en ce qui concerne la destination future de chaque pièce, le plus précisément possible.
La photographie numérique
Les collections sont ensuite photographiées. Un cliché numérique est réalisé par objet. Il s'agit d'une « photographie d'identité » de l'objet qui sera rattachée à sa fiche informatique.
Le conditionnement
A l'issue de cette étape, les objets sont préparés pour le transfert vers Marseille : le conditionnement est réalisé en fonction de la fragilité structurelle ou de surface de chaque objet. Lorsque le chantier a commencé, les objets étaient conditionnés dans des bacs plastiques avec couvercles. Aujourd'hui, ceux-ci ont été abandonnés au profit de cartons à triple épaisseur, moins onéreux, moins encombrants, et dont il sera plus facile de se défaire à l'issue du transfert. Les objets de petites et de moyennes dimensions sont emballés dans du papier de soie, canés à l'intérieur des caisses protégées par un film de mousse. Les cartons sont ensuite eux-mêmes stockés dans des keiseirs. Les objets de grandes dimensions sont tamponnés et entreposés dans des keisers. Tous les keisers sont posés sur palette et entourés d'un film de protection plastique qui garantit l'intégrité de la palette. Les objets les plus fragiles font l'objet d'un conditionnement spécifique. Les collections textiles sont conditionnées indépendamment, sous la responsabilité de la restauratrice spécialisée du musée : à plat dans des boîtes, sur cintres sur penderie, enroulés autour d'un rouleau pour les textiles plats de grandes dimensions ou sur un support en forme en fonction du type de pièce dont il s'agit.
En fin de chaîne, les palettes sont elles aussi identifiables par un numéro. Des listes de colisage sont éditées et affichées sur le conditionnement final. Les palettes sont peu à peu stockées dans les espaces disponibles du musée, réserves vidées et espaces libres des galeries, attendant le premier convoi en partance pour Marseille. Le protocole mis en œuvre à travers l'intégralité de la chaîne opératoire est ainsi fonction d'un objectif, le transfert des collections de Paris à Marseille.
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