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La chaîne opératoire (1)

L'enchaînement des opérations du chantier a fait l'objet d'un protocole élaboré avec l'ensemble du personnel concerné. Il a été décidé de partir non des listes d'inventaire mais des objets eux-mêmes, par lieu de stockage ou par catégories (objets du Musée de l'Homme, ensemble d'assiettes..) lorsque cela est possible. C'est cette logique qui préside au prélèvement des objets, première étape du chantier. Les objets sont extraits de leur lieu de conservation, qu'il s'agisse des réserves de l'ex-musée des arts et traditions populaires ou des cartons abritant les collections du Musée de l'Homme entreposés dans l'ancienne galerie scientifique du MNATP.

Le récolement

Le récolement décennal des collections a débuté en octobre 2004 et a naturellement pris sa place au sein du chantier des collections. Le récolement est effectué directement sur le logiciel Micromusée. La désignation de l'objet est validée ou corrigée, sa description est vérifiée, pour éviter tout risque de confusion entre deux pièces, et complétée le cas échéant, un rapide constat d'état est établi. Cette étape sera utile lors du nettoyage de l'objet et orientera le type de conditionnement et les précautions à prendre pour son transfert au centre de conservation à Marseille. Le récolement est en outre l'occasion de déterminer, à l'aide de la liste des réserves du centre de conservation de Marseille, le lieu de conservation futur de l'objet, établi en fonction de son matériau principal. Cette donnée est inscrite dans le logiciel de gestion des collections. Dans le cas des objets du Musée de l'Homme, toutes les informations disponibles sur les cahiers d'inventaires sont entrées dans le logiciel. Le récolement est alors l'occasion de compléter l'inventaire effectué succinctement lors de la procédure de dépôt.

La mise en caisse

A l'issue du récolement, les objets sont mis en caisse, en keiser ou sur portoirs en fonction de leurs matériaux et de leur volumétrie.

Que faire lorsque les objets prélevés sont infestés ? Lorsqu'une infestation est identifiée, l'objet est immédiatement conduit dans un espace clos dit « zone infestée » où il attendra d'être traité — dans la chambre d'anoxie dont le MuCEM dispose, ancienne enceinte de traitement par oxyde d'éthylène transformée en enceinte d'anoxie, ou en faisant appel à un prestataire extérieur. Ce mouvement est bien entendu rapporté sur la fiche informatique de l'objet, la traçabilité constituant une priorité. Le récolement de l'objet et son passage dans l'intégralité de la chaîne se feront après son traitement. Les textiles du musée de l'Homme suivent systématiquement cette procédure. Après leur passage en chambre d'anoxie, ils sont mis sous housses thermosoudées pour éviter tout risque de réinfestation et stockés sur cintres dans des penderies, dans les anciennes vitrines de la galerie scientifique du musée conservées pour cet effet.

Chaque étape de la chaîne opératoire est reportée dans la base informatique. Le soin apporté à la traçabilité permet de connaître à tout moment la localisation de l'objet. A chaque pièce est ainsi attribuée un code-barre et le contenant dans lequel est placé l'objet est numéroté, et ce dès l'issue du récolement. Une fois « code-barrés », les objets entrent dans la phase « dépoussiérage-nettoyage et consolidation-restauration ».

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17/09/08
La chaîne de traitement des objets suit 5 étapes phares : - le récolement des collections, - la mise en caisse, - le dépoussiérage-nettoyage - la photographie numérique, - le conditionnement
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